27 décembre 2008
***Gigot des 7 heures... En TAJINE!****
Une recette qui me fait de l’œil depuis des mois, mais pas évidente à placer. Pour une cuisson si longue, une quantité minimum de bons mangeurs me semblait indispensable. L’occasion s’est présentée… Je me suis lancée.
La recette originale provient du site Marmiton mais j’y ai apporté qq modifications, la plus importante étant son mode de cuisson. En effet, la technique proposée est une cuisson au four et en cocotte. Encore fait-il avoir une cocotte et un four suffisamment grands que pour recevoir un gigot de 2,5 kg ! Alors pourquoi ne pas tenter un tajine (le grand format bien sûr) ?! C’est une sorte de mijoteuse non ?
Je tiens d’ailleurs à remercier le service consommateurs de Tefal qui n’a jamais répondu à ma question sur les équivalences entre le thermostat de l’engin et les degrés Celsius !
J’ai donc improvisé, en m’assurant juste d’avoir suffisamment de temps devant moi pour rectifier le repas en cas de problème.
Ingrédients (pour 8 personnes) :
- 1 gigot d'agneau sans jarret de 2,5 kg, désossé mais ficelé avec son os
- 500 g de carottes pelées et en rondelles
- 300 g d’oignons grossièrement émincés
- 7 gousses d’ail coupée en 4
- 1 kg de tomates pelées, épépinées et coupées en 4
- thym, laurier
- 30 cl de bouillon de bœuf (fait avec 1 ½ cube)
- 3cs d'huile d'olive
- 50 cl de vin blanc moelleux
- sel et poivre
Chauffer l’huile dans une cocotte en fonte. Saler et poivrer le gigot et le faire revenir sur tous ses faces. Allumer le tajine au maximum, y déposer le gigot sur son côté le plus gras, l’entourer des carottes, des oignons et des tomates. Ajouter l’ail, le thym et le laurier, poivrer. Arroser du bouillon et du moelleux et laisser cuire pdt 7heures. Au bout des 7 heures, j’ai rectifié l’assaisonnement puis j’ai diminué le thermostat d’1/4 et laissé cuire encore 2h30.
J’ai accompagné ce tajine de grenailles cuites, pelées puis sautées dans de l’huile d’olive et du persil haché. J’ai déplacé délicatement mon tajine sur la table au moment de servir et prenant soin de rebrancher l’appareil afin de tenir le tout bien au chaud, surtout en cas de deuxième service.
Voilà, c’est tout. C’est rapide à préparer, pas trop onéreux, et facile à servir.
Il est important cependant de préciser qq points.
1/ Le tajine est grand mais pas immense. La forme de son couvercle m’a obligée agencer les tomates au dessus du gigot, en pointe, sous peine de ne jamais réussir à fermer hermétiquement ce tajine. Et encore... J’ai dû lester ce couvercle d’une planche en bois retenue par une petite étagère qui se trouve sur mon plan de travail ; la planche elle-même lestée par 1kg de grenailles ! Ce problème a disparu après 2h30, après que la viande et les légumes aient commencé à légèrement fondre.
2/ Deuxième remarque : Le temps de cuisson est différent de celui préconisé par une cuisson au four. En effet, le tajine commence à chauffer à partir du moment où on y dépose le gigot et sa garniture. Un préchauffage à vide risquerait de faire éclater le plat, et le temps que cet immense gigot commence à réellement cuire dans un joli bloubloutement… Et bien, on peut compter 45 min !
3/ Troisième remarque : J’ai retourné plusieurs fois mon gigot ! La recette originale n’en parle pas, et la cuisson au four et en cocotte (luttée dans certaines autres recettes trouvées sur le net) me fait dire qu’il n’est pas tjs nécessaire voire possible de le faire. Ici, pour éviter que la viande ne se dessèche, l’étape était indispensable. De plus, la viande noircit un peu sur le fond mais ne carbonise pas, elle n’attache pas et ne donne pas un gout de brulé. Je ne me suis pas alarmée car j’ai constaté que cette fine couche noircie était en fait la peau un peu plus grasse du gigot, et qu’elle s’enlèverait donc très facilement lors du service.
4/ Quatrième remarque : Certains internautes présentaient le problème d’une réduction trop importante du délicieux jus de cuisson, les obligeant à ré arroser le gigot. Et bien moi, ce fut le contraire ! J’ai dû enlever au moins 3 louches de jus, sous peine de voir ma cuisine inondée !
5/ Cinquième remarque : De temps en temps, j’ai légèrement dégraissé le tajine. Ce n’est pas évident pour une préparation chaude, mais c’est possible ! L’idéal étant de couper la cuisson, de laisser refroidir et de dégraisser. De plus, ce plat est encore meilleur réchauffé ! Testé et approuvé avec les restes… La viande est encore plus moelleuse et fondante. Les saveurs sont exaltées… Bref, c’est meilleur !
Le verdict : C’est très bon. Mes invités étaient surpris et ont vraiment appréciés. Ils se sont resservis jusque… 3 fois. Moi je suis restée un peu déçue, je crois que je fantasmais sur ce gigot également appelé « à la cuillère », j’imaginais qq chose d’incroyablement fondant… C’est fondant, mais pas uniformément. L’extérieur de mon gigot avait la texture d’une carbonnade extra extra tendre et l’intérieur était quant à lui moins filandreux. Il est vrai cependant que nous avons coupé la viande sur une planche avec notre couteau à viande (bien aiguisé) mais un simple couteau à tartiner aurait largement suffit !
A part ça, le parfum que dégage ce gigot est à la hauteur des saveurs que l’on découvre en bouche. C’est fin et délicat, et les légumes parfaitement cuits ! Je pensais ne plus retrouver mes tomates… Mais les quartiers étaient encore bien là, présentables, faciles à servir.
C’est une recette que je referai mais avec un gigot ne dépassant pas 2kg pour ne plus avoir à jouer à l'architecte équilibriste … ou lorsque j'aurais enfin un grand four et une grande cocotte!
Avant de terminer ce billet, je vous présente ma fleur préférée, l'Etoile de Bethléem. Son nom est de saison, on en trouve tout au long de l'année mais elle fleurit normalement au printemps!
Voilà, j’espère que vous avez passé un bon réveillon de Noël, et je vous souhaite qq jours à l’avance une très bonne année 2009!
16 septembre 2008
***COOKIES*** aux chunks, noix de cajou et amandes + Photos from USA
De retour de vacances, je veux faire des cookies aussi bons que ceux que j'ai goûté là-bas! Cependant, j'ai constaté que contrairement à ce que je croyais, un cookie n'est pas forcément croquant et sec. Les paquets indiquent s'ils sont Crispy ou Soft Baked. Le cookie que mon chéri a acheté dans un StarBucks était tendre lui aussi (moi j'avais pris un cheese cake ;) Je me mets donc à éplucher les recettes déjà testées, je remanie et voici ce que ça donne:
Pour environ 30 cookies
- 1 oeuf
- 110g d'alpro (MG végétale) à température ambiante
- 150g de sucre de canne non raffiné
- 1cc d'arôme vanille
- 1cc de baking powder
- 200g de farine
- 1/4cc de sel
- 200g de chunks noirs (grosses pépites de chocolat) à conserver au frigo jusqu'à leur utilisation
- 135g de noix de cajou et d'amandes mondées et grossièrement concassées (au grand couteau)
Mélanger l'alpro avec le sucre. J'ai dans un premier temps mélangé ces ingrédients en cisaillant avec 2 couteaux à bouts ronds puis j'ai terminé en utilisant le batteur électrique. Ajouter l'arôme, l'oeuf entier, la farine mélangée au baking powder et le sel. Mélanger. Ajouter les chunks et les noix, mélanger à l'aide d'une spatule.
Réserver l'appareil à cookies au frigo pdt que le four préchauffe à 150°. Sur une grille recouverte de papier sulfurisé, former des petits tas de pâtes espacés d'environ 5 cm les uns des autres. Enfourner 20 min. Plusieurs fournées ont été nécessaires car j'ai un mini four, j'ai donc gardé l'appareil bien au frais entre les cuissons. Les sortir du four, les détacher délicatement à l'aide d'une spatule et les déposer sur une surface pleine recouverte de papier absorbant afin qu'ils refroidissent sans sécher.
Verdict: Ils sont délicieux!! Bien parfumés, pas trop sucrés, et si beaux! Ils sont ni trop épais, ni raplaplat! La croûte est croustillante et le cœur bien moelleux! Seul détail à améliorer la prochaine fois: griller les noix pour un contraste plus franc, et faire 2 cuissons: la première telle quelle et la seconde un peu plus longue pour mon tendre qui les préfère plus croustillants!
Remarques importantes pour réussir ses cookies: Merci à Sandra et à Christine
- de la matière grasse à température ambiante et non fondu
- du sucre de canne, c'est meilleur!
- du baking powder
- une cuisson sur grille et non sur plaque pour une cuisson harmonieuse
- le refroidissement sur une surface pleine pour des cookies moelleux.
Et puis quelques photos de mon voyage. Un road trip génial pendant lequel on s'est vraiment éclatés, des paysages plus fabuleux les uns que les autres, des couleurs, des espaces, des villes, des ambiances, des gens... que de découvertes. Comment? Il existe des endroits pareils sur la terre?! Parfois, j'en avais les larmes aux yeux. En photos c'est déjà pas mal, mais en vrai... quelle folie! C'est énorme, grandiose, gigantissime, et parfois tellement absurde!!
21 juillet 2008
Vous ne me croirez pas, c'est un gâteau à la VIOLETTE et au Pralin d'avoine!
Dimanche matin, sur le chemin du retour d'un mariage, mon tendre fait une halte dans une station essence... on a la dalle! Il revient avec des croissants, une bouteille d'eau... et une petite peluche Hello Kitty. Je sais, c'est un peu neuneu du haut de mes 28 ans, mais j'assume. C'est sans doute mes origines coréennes... Haha, là, c'est trop facile me direz-vous! Bon, tout ça pour dire que le reste du dimanche, nous l'avons passé dans le salon, oreillers, couette et plateau repas, à tester le nouveau réflexe numérique que l'on vient d'acheter. Ce n’est pas évident en tt cas, bcp de fonctions, de boutons, etc. Mon argentique, je l'ai depuis des années, et ça va, je n’ai pas eu trop de mal à m'y faire. Le petit numérique que j'utilisais, y'a 4 fonctions donc pas trop difficile non plus. Celui-ci, c'est autre chose, mais c'est super excitant. En attendant que je le maîtrise mieux, je joue encore entre les deux.
Voici un autre test, et l'occasion de montrer une petite plante que j'ai reçue le mois dernier. Elle est vraiment fun, des tiges toutes fines qui se terminent en mini boutons couleur or. J'ai essayé de rendre l'éclat des boutons, mais ce n’est pas évident.
Un peu de temps ce lundi, j'ai envie de cuisiner. Depuis le temps que je promets à des collègues de leur apporter une douceur à se mettre sous la dent lors des jours fériés ou de we (car moi j'ai la chance de ne jamais travailler ces jours-là + j'habite à 2 pas, donc ça ne me pose pas trop de problème d'aller jusque-là).
Un gâteau de filles... voyons un peu ce que j'ai dans mes armoires... Oh, des violettes! Il y a qq semaines, j'ai eu une pointe de violettes, il fallait absolument que je retrouve celles que j'achetais ado pour aller au cinéma. Je les ai trouvées, achetées, et comme d'hab, mon envie est vite retombée: je les ai rangées puis oubliées.
Je chipote un peu, et voici ce que j'ai fait:
Le pralin à l'avoine: Recette de Florence du blog Makanai
- 60g de flocons d'avoine
- 20g de poudre de noisettes (pcq'il m'en restait) + 40g de poudre d'amandes
- 120g de sucre de canne non raffiné.
En fait, ça fait exactement un pot de chaque ingrédient.
Mélanger le tout dans une casserole anti-ad, chauffer à feux moyen. Il est nécessaire de surveiller et de mélanger régulièrement. Une fois que la préparation commence à foncer, la verser sur du papier sulfurisé pour la laisser refroidir. Pralin? Je pensais que ça allait former un caramel épais que j'allais devoir casser puis mixer. Mais non, le résultat obtenu est comparable à un paquet de Kellogg's Extra, des "boulettes" et des "paillettes" de boulettes. Les paillettes sont directement utilisables et les boulettes devront êtres concassées dans un robot avant leur utilisation. A moins que comme chez moi, les boulettes refroidies soient mangés comme de gros bonbons, croquants et fondants à la fois. C'est un délice. Merci à Florence pour cette super recette!
Le gâteau aux violettes:
- 3 œufs
- 200g de farine fermentante
- 1cc de levure chimique
- 100g d'alpro ou de beurre
- 100ml de lait
- 100g de bonbons violettes
- 1 pincée de sel
- 50g de pralin d'avoine
Fondre au bain marie les violettes dans un peu de lait. Attention... ça prend du temps!!!
Une fois que les violettes se sont transformées en un beau sirop, ajouter la matière grasse et mélanger grossièrement (j'ai mis le beurre sur le sirop et pas l'inverse pour bénéficier de la chaleur du bain marie et éviter que le sirop ne se fige au contact d'un récipient froid). Transvaser dans un bol mélangeur et mixer jusqu'à ce que ça devienne bien homogène. La couleur mauve disparaît complètement! Bouh! C'est trop injuste! Je regarde vite mais j'ai du colorant rouge mais pas de bleu! Tant pis, continuons. Ajouter les jaunes d'œufs, la moitié de la farine, le reste du lait. Mélanger. Ajouter le reste de la farine et la levure. Mélanger. Monter les blancs en neige avec le sel, les incorporer à l'appareil aux violettes. Prélever 150g de cet appareil auquel il faut incorporer 50g de pralin. Verser la pâte dans un moule à manqué chemisé de papier sulfurisé, à la façon d'un marbré, garnir généreusement de pralin et enfourner dans un four préchauffé à 175° pdt +/- 50 min (je ne sais plus exactement, il faut vérifier avec une aiguille à tricoter!). Démouler, laisser refroidir.
Je ne sais pas encore s'il est bon car l'odeur des violettes est tellement forte lorsqu’elles fondent, que sincèrement, je n'en ai plus envie! De plus, je voulais un gâteau mauve! C'est plutôt raté non? Quand j'ai coupé le gâteau pour la photo, j'ai qd même gouté qq miettes: c'est certain, c'est parfumé! Reste à voir si l'ensemble est bon. Je n'ai donc pas été porter un morceau pour mes copines du boulot, ce sera pour demain...
Quelques heures plus tard: j'ai pas trop souper pour manger un énorme morceau de ce gâteau. C'est complètement surprenant! C'est très parfumé! A la première bouchée, je ne savais pas trop si j'aimais ou pas. On est tellement conditionné à manger la violette sous forme de bonbons qu'une fois déclinée, ça devient étrange. Et puis j'ai repris un morceau, et puis un autre, et puis j'ai goûté la croûte... oh, c'est bon ça! Un croustillant caramélisé qui contraste parfaitement avec la mie moelleuse et tendre.
Autre recette à la violette: Melo Cakes à la violette: très bons mais au parfum plus discret.
























